Bon, après réflexion je crois qu'on peut commencer notre "délire artistico-social" par un hommage à Boris Vian, qui me parait complétement adapté ici.. (bon et je l'aime bc aussi...). Quand on lit ses textes on a l'impression d'entendre Fouja c'est pour dire !!! ^^
So, premier extrait d'un de ses livres (
Textes et chansons) :
" Il y a un tas de trucs qu'on ne sait jamais où mettre, alors autant les mettre dans ce livre-ci. Parmi lesquelles diverses réflexions morales qui prouvent q'en plus, je pense.
1. Je distigue les génies doués et les génies pas doués. "le génie est une longue patience", c'est une réflexion de génie pas doué.
2. D'ailleurs, c'est souvent une longue patience de la part des autres.
3. Tout ensemble ordonné inductif possède au moins un élément maximal (ça, c'est pas de moi, c'est le théorème de Zorn; c'est Braffort qui me l'a appris, et il me plaît beaucoup).
4. Tout ce que je viens de vous dire, peut-être que ça n'apporte pas gand chose, mais remarquez bien que
ça ne retire rien non plus (en italique, comme dans les bouquins de G. Leroux, quand
ça va loin).
5. La femme est ce que l'on a trouvé de mieux pour remplacer l'homme quand on a la déveine de ne pas être pédéraste. (Qu'est ce que ça vient foutre ici, je me demande ?)
6. Une vie d'aventure, d'honneur et d'héroïsme consiste généralement n une suite d'exploits accomplis chez les autres et qui vous eussent immanquablement mené en prison si vous les aviez accomplis chez vous.
7. "Elle restait plantée là, jolie et muette comme une porcelaine de saxe aphone." (Là, on rejoint la musique.)
8. La guerre devrait être particulièrement odieuse au commerçant puisqu'elle détruit le client.
9. Je déteste par-dessus tout les femmes qui croient pouvoir se permettre d'être laides parce qu'elles sont intelligentes. Heureusement, je n'ai jamais rencontré une femme intelligente.
10. Chez une femme, la beauté est signe de modestie (mais qu'est-ce que j'ai avec les femmes?...)
11.
Note relative à la Marseillaise et qui démontre qu'il s'agit bien d'un chant révolutionnaire.
On n'ignore pas que la royauté (mort aux tyrans) avait fait sien ce slogan d'Henri IV (ou de Sully) : "Labourage et Pâturage sont les deux mamelles de la France."
Outre que ceci définissait la France comme mammifère, alors que d'aucuns l'assimilent aujourd'hui au plus crétin des volatiles, le coq, il s'ensuivait que l'agriculture et l'élevage étaient à l'honneur.
Or, observez la sournoiserie de la Marseillaise et notamment de ces vers fameux :
Qu'un sang impur abreuve nos sillons
N'est-ce pas là une réaction violente contre l'agriculture ? Le sang - et surtout le sang impur - ne vaut rien pou la culture. On voit de suite en quoi ce chant révolutionnaire vient saper ici la pefide besogne des rois. En vérité, le sang, impur ou non, mais cuit, est excellent pour l'élevage des jeunes truites, mais ça ne vaut pas tripette pour le blé, et de plus, il pue lorsqu'il se corrompt.
Vous me direz, le fumier ne sent pas bon non plus.
Mais alors, pourquoi pas du fumier ?
Tout ça, naturellement, si on tient à l'agriculture. Personnellement, je me lave les mains (dans l'eau) de ce qui peut arriver si on prend la Marseillaise au pied de la lettre. Vous verrez le pain dégueulasse que ça vous fera.
Comme quoi certaines chansons sont plus dangereuses qu'elles n'en ont l'air."
Voilà, à venir, la chanson "Ne vous mariez pas les filles" (éhéhé c'est rien que pour les célibataires..).